samedi 10 mars 2018

9 mars



« Les femmes cherchent un féminin à auteur : 
il y a bas-bleu. C'est joli, et ça dit tout. À moins 
qu'elles n'aiment mieux plagiaire ou écrivaine. »

Jules Renard, Journal



Elles auront réussi, ces andouilles, ces salopes, ces connasses, à nous dégoûter des femmes ! On en avait déjà après quelques unes, bien sûr, mais là c'est le genre entier et la moitié de l'humanité qu'on a envie de mornifler, pour cette suffisance gueularde, pour ces criailleries perpétuelles, pour ces désespérants caprices salopés de mauvais goût. Les-femmes, et c'est ce qui pouvait leur arriver de pire, ont donc définitivement rejoint la patibulaire armée des minorités maugréantes, qui pourrissent les nations par le fondement. Elles n'ont pas compris, ces imbéciles montées sur ressorts multi-culturels, que les femmes ne sont pas, n'ont jamais été, et ne pourront jamais être une minorité, que c'est là un parfait non-sens, et qu'à rejoindre ainsi les Noirs, les Juifs, les Maghrébins, les homosexuels, les roux borgnes, les obèses et les trans, les jardiniers unijambistes, les revenus de la mort convertis à la poésie de Christian Bobin, les admirateurs d'Alexandre Jardin et les ex Miss Picardie tombées sur des malandrins bouddhistes, elles ridiculisent jusqu'à leur tour de taille et la blancheur de leurs dents, qu'ainsi leurs jambes se raccourcissent et leurs doigts se boudinent.

Depuis le temps que la femme est l'avenir de l'homme, ce pauvre couillon a eu le temps de disparaître cent fois dans les jupes post-historiques de l'hyper-démocratie revancharde et braillarde qui nous tient lieu de nation, étranglé qu'il est par le string douteux d'authentiques harpies qui n'ont d'autre ambition que d'exercer un pouvoir qu'elles n'ont jamais mérité que par le prestige de leur hystérie d'adolescentes mal élevées. La revendication comme mode de vie est l'art pitoyable du morveux, de celui qui met en avant sa faiblesse pour mieux mordre les mollets de qui conçoit sa force héritée, naturelle ou acquise, comme une exigence morale et un devoir de tous les instants.

Les-femmes de 2018 sont grosses de toute la connerie maladive d'une époque, elles sont les Maos de notre temps, dont l'ambition est de défaire en une génération, sous la menace et le chantage perpétuels, ce que la race française a édifié patiemment en plusieurs siècles. Elles sont à la pointe du combat de tous les désastres, le quota est leur schnouff, la plainte leur leitmotiv, la laideur ostentatoire est le coup de poing américain dont elles cognent sans répit le mâle anesthésié et dévitalisé qui exige les coups qu'il reçoit du matin au soir. Désirant à la fois le beurre et l'argent du beurre, elles ne cessent de vouloir rivaliser avec les hommes qu'elles accusent d'être des hommes, d'être des femmelettes, d'être différents d'elles, trop semblables, pas assez féminins et pas assez virils, trop forts et pas assez, jalousant leur brutalité pour ensuite mieux la condamner, l'espérant bête de sexe et cajoleur niais, pousseur de landaus et torcheur de culs breneux, mais bientôt justicier implacable qui fait barrage de son corps si madame est menacée ou seulement insultée, trader impitoyable ou élégant manager, tout cela bien entendu pour assurer le confort du nid dont par ailleurs elles se foutent éperdument dès que l'envie leur prend d'aller faire bercer leur névrose ailleurs. Elles veulent des souteneurs gentils et niais, mais des souteneurs tout de même. Elles veulent des hommes attentionnés, tout-ouïe, serviables, doux, des hommes-femmes bardés de tablettes-de-chocolat et de chéquiers, lisses comme des sex-toys passés au papier émeri et lessivés d'idéologie. Elles veulent leurs emplois, leurs salaires, leur pouvoir, leur visibilité sociale et finalement leurs places, mais sans les contraintes et les inconvénients qui en sont les contreparties obligées. Le syndicat féminin est tout puissant, mais il continue de faire comme s'il était tenu sous l'impitoyable talon du sexe fort. C'est toujours la très classique histoire du dominant qui a compris que pour l'être, le meilleur moyen était encore de se proclamer dominé. Minorität über alles !

Il n'y a pire cauchemar que "l'homme idéal" décrit d'abondance dans la presse et la littérature féminines, cette usine à sottise subventionnée qui tourne à plein régime, garnit les salles d'attente et décore les étagères de nos modernes divinités, faisant exister des milliers de petites chefaillonnes vitupérantes qui rédigent nuit et jour le bréviaire moral et esthétique de la Cité, entre calories et cunnilingus, sorties culturelles et stratégies de drague, ventre-plat et désir-d'enfant, seins-qui-ne-tombent-pas et littérature-de-femmes, prescriptions vertueuses et imaginaire. Vous voulez voir, vous voulez savoir ? Regardez un défilé de mode masculine, et vous serez fixés sur ce qui vous attend. L'homme idéal est une sous-femme, comme le Français idéal est un sous-chien. L'homme idéal n'existe qu'en tant qu'il disparaît sous sa doublure asexuée, que le genre en lui remplace le sexe, phallus à la fois banni, proscrit et idéalisé pour rire, d'où la mode putride des ignobles sex-toys, remplaçant les antiques godemichets comme les tags ont remplacé les graffiti. Comment ne pas voir que ces jouets (sic) se veulent tout simplement les instruments de l'effacement de l'homme comme partenaire sexuel, et comme partenaire tout court ? Elles n'ont déjà plus besoin d'un phallus pour jouir, et demain elles n'auront plus besoin de la semence d'un homme pour procréer, sans compter que le fardeau de la grossesse leur sera épargné, grâce à l'utérus artificiel. D'ailleurs, parler encore de procréation est un abus de langage. Comme le tout un chacun hyper-démocratique, les-femmes veulent pouvoir créer, et non plus procréer, elles y ont droit !

Depuis le temps que la femme est l'avenir de l'homme, l'odeur de cet avenir a fini par arriver jusqu'à nos narines – et cette odeur est celle du ressentiment –, la physionomie de ce futur a depuis longtemps cessé d'être mystérieusement engageante et a revêtu les traits grimaçants de la catastrophe, que seuls des aveugles consciencieux tiennent pour irréelle. L'obsolescence de l'homme, ce n'est pas seulement celle de l'humain, c'est aussi celle du mâle. Celui-ci a fait son temps, et ce temps coïncidait avec celui de la civilisation, comme le temps de la bourgeoisie coïncidait avec celui de la culture. Qui ne voit pas la coïncidence entre féminisme (je dis "féminisme", mais j'entends par là la vérité du féminisme, qui est la féminisation) et désastre ne voit rien du tout. L'islam et les femmes, par exemple, bien au-delà de tout ce qui devrait les séparer, ont opéré une jonction stratégique majeure et, sans elles, celui-là n'aurait jamais eu la puissance corrosive qu'il déploie chez nous en toute impunité. Le terrain était pour ainsi dire débarrassé, la place libre, la vacance propice, les hommes ayant déserté leur destin et s'étant défaits de leur responsabilité immémoriale, sous la pression égalitaire du gynécée électrique et asexué. Un homme qui tient tête à une femme, aujourd'hui, se sent toujours plus ou moins en garde à vue, un homme qui persiste à rester masculin est immédiatement pris dans le viseur des snipers en leggings, des Haldeuses en embuscade, des Alonzo numériques, et sait que la chambre correctionnelle n'est pas loin. Les-femmes, même et surtout en pantalon, sont les plus sûres alliées des métiers de robe. Les prétoires les attirent comme la merde les mouches. Vengeance et ressentiment sont les deux pôles entre lesquels leurs pulsions tourbillonnent en une sarabande démoniaque.

Le patriarcat n'existe pas, contrairement au matriarcat. Le patriarcat, c'est la version naturelle (c'est-à-dire fondé sur la nature) des rapports entre hommes et femmes, et de la filiation. Il fallait donc d'abord déconstruire la-nature, afin de permettre ce renversement inouï et bouffon qui attribue aux femmes le sceptre, l'ensemble des prestiges et des pouvoirs, prologue indispensable à la désagrégation générale des fonctions et des rôles, et de la langue qui les sous-tend en les reflétant. Les trans et les "autres genres" n'ont bien sûr pas tardé à s'engouffrer dans la brèche. Même les bêtes s'y mettent : est-ce la quantité phénoménale d'œstrogènes déversés dans la nature qui nous plonge dans un état de contre-nature, en plus des pollutions chimiques de l'industrie, en plus d'un vice idéologique profond, signe d'un trop réel désespoir vital ? Les cancers des testicules explosent, les malformations génitales aussi, le sperme n'est plus ce qu'il était, la longueur périnéale diminue, et, dans le même temps, les gardes-chiourme en string voient leur agressivité augmenter de manière exponentielle. On se plaint beaucoup de l'effondrement de la syntaxe, « l'autre dans la langue » qui tient le locuteur à distance de lui-même et le maintient presque malgré lui dans la pensée et la logique, mais je suis persuadé que cet effondrement n'est pas un hasard, et qu'il est l'inévitable résultat que les mamans au pouvoir ont poussé devant elles pendant que leur doubles masculins poussaient les landaus. La langue se défait du même mouvement que la nature, sous les incessants coups psychotiques de la féminisation : l'écriture dite "inclusive" en est la grotesque preuve en actes.

Le devenir-femelle de l'espèce humaine est sans doute la plus grande catastrophe que celle-ci-ci ait eu à affronter. Sur le toit du monde, un nid de serpents forme figure inhumaine, et sa grouillante perplexité de bidet en déroute nous terrorise quotidiennement de son manque d'humour. Hidalgo, à Paris, Merkel, à Berlin, Ségolène Royal, Rachida Dati, en France, Christine Lagarde, à Washington, Christine Angot, devant son traitement de texte, Léa Salamé, face aux hommes politiques, et tant d'autres, tous ces culs-de-plomb, absolument tous, font jour après jour la pénible démonstration qu'ils ne sont pas à leur place, qu'ils n'occupent ces fonctions que pour les ridiculiser ou les anéantir, que leur être profond ne consiste qu'à hurler à la face des hommes qu'ils, qu'elles-ont-le-droit, elles aussi, d'occuper le fauteuil et de parler fort. L'égalité des sexes est un poison aussi délétère que le mythe de l'inexistence des races.



… en hommage aux Wiener Philharmoniker