lundi 2 novembre 2026

Chauqué !


Ce type est sans doute le plus formidable étalon de la connerie dont l’époque est pourtant prodigue, véritable brise-glace défonçant la banquise de la décence commune dès qu’il ouvre la bouche. Quand on veut savoir jusqu’où la bêtise extatique peut aller, il suffit de regarder deux minutes de l’une de ses prestations télévisuelles pour être informé jusqu’à plus soif. J’ai aperçu Judith Magre chez ce demeuré exemplaire de Jordan De Luxe (rien que ce nom me donne envie de lui coller des beignes…), et cette femme, centenaire, m’a profondément réjoui. Voir l’autre merdeux ouvrir ses grands yeux de poisson-poubelle et lui dire qu’elle le choquait énormément m’a fait un bien fou ! « Mais on ne peut pas dire une chose pareille, Chère Judith ! » Mais bien sûr que si, pauvre tache, non seulement on peut le dire, ce qui est déjà une merveilleuse idée quand on se trouve face à un abruti dans ton genre, mais on le doit, ne serait-ce que pour avoir le bonheur de voir ce qui te tient lieu de visage se transformer en une serpillère venant d’éponger du vomi. Non seulement Judith Magre a osé dire que sainte Pélicot la dégoûtait, mais, pire encore, elle a dit du bien de Gérard Depardieu, n’a pas condamné Patrick Bruel a priori (ou, plutôt, a émis quelques réserves sur ses accusatrices), et, coup de grâce, a refusé de faire l’obligatoire génuflexion devant le-génial-Luchini. Ah, on peut dire qu’elle a mis toutes les chances de son côté, la Vieille. Pour couronner le tout, elle ne se réjouit pas de vieillir, la salope, et elle boit du champagne tous les jours ! Il faut la trépaner vite fait et la traîner par les bas de contention à Nuremberg, ce que ne se privera pas de faire la meute des procureurs en réseau.